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LEXIQUE

A la monnaie

On dit qu'une option est à la monnaie lorsque le cours de l'actif sous-jacent est égal au prix d'exercice (valeur intrinsèque nulle). Equivalent anglais : At the money

ABSA (Action à Bon de Souscription d’Actions)

Action à laquelle sont attachés un ou plusieurs bons permettant de souscrire ultérieurement, pendant une période donnée, des actions à un prix fixé à l’avance.

Actif net

L'actif net est une notion comptable, obtenue en soustrayant de l'ensemble des actifs de l'entreprise l'ensemble de ses dettes actuelles ou potentielles. L'actif net est synonyme de capitaux propres comptables.

Actif sous-jacent, actif support

Actif (action, obligation, indice boursier, ...) pouvant être acheté (dans le cas d'une option d'achat) ou vendu (dans le cas d'une option de vente) par le détenteur qui exerce son option.

Action

Titre négociable émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. A cette action sont attachés des droits d’information et le droit de vote en Assemblée Générale ainsi que des droits à caractère financier (droit au dividende, droit préférentiel de souscription, boni de liquidation). L’action peut être au porteur ou au nominatif. L’ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme des valeurs mobilières a réformé le régime des valeurs mobilières émises par les sociétés commerciales en facilitant leur émission, l’une des innovations les plus importantes étant la création de nouveaux titres de capital appelés « actions de préférence ».

Action de préférence

Action pouvant être émise par une société de capitaux cotée ou non, avec ou sans droit de vote qui confère des droits particuliers de toute nature (droits de vote particuliers, droits financiers, droit renforcé d’information…), à titre temporaire ou permanent, à leurs titulaires et qui peut être dotée d’obligations particulières et faire l’objet de restrictions. La possibilité d’émettre des actions de préférence résulte de l’ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme des valeurs mobilières.

Actionnaire

Personne physique ou personne morale détenant une ou plusieurs actions.

ADP (Action à Dividende Prioritaire sans droit de vote)

Action dont le titulaire ne dispose pas du droit de vote aux Assemblées Générales, mais qui, en contrepartie, donne droit au paiement par priorité aux autres actions d’un premier dividende. Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme des valeurs mobilières, ces actions ne peuvent plus être émises.

Agence de Notation

Organisation indépendante dont le métier est d'apprécier la qualité de la situation financière d’un émetteur et notamment son risque de solvabilité. La notation qui est établie selon un barème propre à chaque agence peut avoir un impact direct sur les conditions de financement de l’émetteur sur les marchés de la dette. Les principales agences de notation telles que Fitch, Moody’s, Standard & Poor ‘s sont internationales. Certaines agences se sont spécialisées dans la notation sociétale et environnementale des émetteurs.

Alerte aux résultats, (Profit warning)

Communication publiée par un émetteur afin d’informer le marché que ses perspectives financières doivent être modifiées. La modification de ces perspectives, qu’elle soit positive ou négative, peut avoir une incidence importante sur le cours de bourse de l’émetteur. L’alerte aux résultats qui a fait l’objet de recommandations de la part de la COB en 2000 (Rapport du groupe de travail présidé par Jean-François Lepetit sur les avertissements sur résultat), relève du chapitre II « Information permanente » du Règlement général de l’AMF et notamment de l’article 222-6.

Alpha

Excédent de la rentabilité réalisée sur un actif par rapport à son taux de rentabilité exigé. Pour un fonds d'investissements, il s'agit de l'excédent de rentabilité réalisée par rapport à un indice représentatif des actifs qu'il détient, par exemple le CAC 40 pour un fonds investi en grandes actions françaises. Cela correspond à la surperformance du gestionnaire de fonds par rapport à son marché de référence.

Alternext

Marché organisé non réglementé créé par Euronext le 17 mai 2005. Il s’adresse aux petites et moyennes entreprises souhaitant lever des capitaux sur la zone euro avec des conditions d’accès au marché simplifiées.

AMF (Autorité des Marchés Financiers)

Autorité boursière unique, créée par la loi de sécurité financière du 1er août 2003 résultant de la fusion de la COB (Commission des Opérations de Bourse), du CMF (Conseil des Marchés Financiers) et du CDGF (Conseil de Discipline de la Gestion Financière), et ayant pour mission de veiller :
• à la protection de l'épargne investie dans les instruments financiers et de tout autre placement donnant lieu à appel public à l'épargne ;
• à l'information des investisseurs ;
• au bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers.
L’AMF dispose d’un pouvoir réglementaire, de contrôle et de sanction.

Annonce légale

Annonce obligatoire à laquelle sont tenues les sociétés en application du Code de commerce et de certaines dispositions de la réglementation boursière. Elle est publiée, selon les cas, soit au BALO, soit dans un journal d’annonces légales habilité par les pouvoirs publics.

Appel de marge

La chambre de compensation des ordres sur les marchés dérivés procède à un appel de marge lorsqu'un intervenant est en perte potentielle. Elle exige de ce dernier une augmentation du dépôt de garantie sensé représenter deux jours de pertes maximales. Si l'appel sur marge n'est pas suivi, la chambre de compensation dénoue d'office la position et apure les pertes avec le dépôt de garantie.

Appel public à l’épargne

Admission d'un instrument financier aux négociations sur un marché réglementé, ou émission ou cession d'instruments financiers dans le public en ayant recours soit à la publicité, soit au démarchage, soit à des établissements de crédit ou à des prestataires de services d'investissement. La réalisation d’une opération par appel public à l’épargne met à la charge de l’émetteur des obligations spécifiques notamment en termes d’information financière. En particulier, l’émetteur sera tenu de publier un prospectus visé par l’AMF préalablement à la réalisation de l’opération. La loi Breton (du 26 juillet 2005) a créé de nouvelles dérogations à l’appel public à l’épargne liées soit à l’identité de l’émetteur, soit au montant de l’opération, soit à la qualité et au nombre d’investisseurs concernés.

Apporteur de liquidité

Pour améliorer la liquidité d’un instrument financier admis, Euronext a mis en place des "contrats d'apporteurs de liquidité". Le contrat d'apporteur de liquidité d'une valeur est un accord passé entre Euronext et un membre du marché négociateur pour compte propre qui s'engage à assurer dans le carnet d’ordre central la présence permanente d'une fourchette, c'est-à-dire d'un ordre d'achat et d'un ordre de vente sur la feuille de marché.

Arbitrage

L'arbitrage est une combinaison de plusieurs opérations permettant de réaliser un bénéfice sans risque (en théorie au moins !) en tirant partie des seules imperfections susceptibles d'apparaître entre différents marchés. L'arbitrage permet d'assurer l'égalité des prix à un même moment. Il assure la fluidité entre les différents marchés et contribue à leur liquidité. C'est l'opération de base qui permet de garantir l'efficience des marchés.

Assemblée Générale

Réunion privée qui rassemble au moins une fois l’an l’ensemble des actionnaires de l’entreprise. L’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) doit avoir lieu dans les six mois qui suivent la clôture de l’exercice social : elle est l’occasion pour les instances dirigeantes de rendre compte de leur gestion au travers d’informations relatives à l’activité et aux résultats de l’année ; les actionnaires statuent sur les comptes, la fixation du dividende et, périodiquement, les nominations ou renouvellements des instances dirigeantes. L’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) peut être convoquée à tout moment pour la prise d’une décision entraînant notamment une modification des statuts ou pour solliciter l’autorisation d’augmenter le capital social par le biais d’émission de titres. Une Assemblée Générale Mixte (AGM) combine les deux précédentes à une même date. Pour délibérer valablement, l’assemblée doit réunir des actionnaires présents ou représentés qui possèdent un certain nombre d’actions ayant le droit de vote (quorum). Afin de faciliter la tenue des assemblées d’actionnaires, la loi Breton (du 26 juillet 2005) a allégé les obligations de quorum pour les sociétés anonymes et les sociétés en commandite par actions. Ainsi, le quorum requis sur première convocation de l’assemblée générale ordinaire est de 20 % des actions ayant droit de vote, sur deuxième convocation, aucun quorum n’est requis. Le quorum requis sur première convocation de l’Assemblée générale extraordinaire est de 25 % des actions ayant le droit de vote et de 20 % sur seconde convocation. Dans les sociétés ne faisant pas appel public à l’épargne, les statuts peuvent prévoir un quorum plus élevé. Par ailleurs, les conditions de majorité requises pour adopter une résolution varient selon qu’il s’agit d’une décision relevant de la compétence de l’AGO ou de l’AGE. Les décisions relevant de la compétence de l’AGO sont prises à la majorité simple des actions présentes ou représentées (i.e. 50 % plus une voix). Les décisions relevant de la compétence de l’AGE sont prises à la majorité des 2/3 des actions présentes ou représentées.

Assignation

obligation pour le vendeur d'une option (assigné) d'exécuter les engagements afférents à son contrat (achat ou vente de l'actif sous-jacent), en réponse à la demande d'exercice d'un acheteur.

At The Money

Voir « A la monnaie »

Audit d’acquisition

(Ou Due diligence) Audit d’une société cible réalisé par un acquéreur potentiel dans le cadre d’une opération. Intervenant généralement en aval de la signature de la lettre d’intention, l’audit d’acquisition permet à l’acquéreur potentiel de faire un état des lieux précis de la société cible sous différents aspects (comptables, juridiques, fiscaux, stratégiques…) et de vérifier que les points préalablement négociés correspondent bien à la réalité. Afin de préserver la confidentialité des informations, l’acquéreur potentiel peut accéder à ces données dans un lieu spécifique appelé « data room », et signe un accord de confidentialité.

Avis d’Opéré

document transmis aux donneurs d'ordres récapitulant et confirmant toutes les transactions exécutées à leur demande ou pour leur compte au cours de la journée de bourse.

Avis financier

Support de communication faisant l'objet d'achat d'espaces payants dans des médias écrits ou audio. Deux types d'avis financiers peuvent être distingués : ceux qui répondent à des obligations réglementaires : publication dans le cadre d'offres publiques, d'opérations financières avec appel public à l'épargne ; ceux qui sont publiés à l'initiative de l'émetteur et qui concernent toute information permettant une bonne appréciation de sa valeur par ses publics (résultats, stratégie, gouvernement d'entreprise, évènements liés à l'activité...).

Back office

Le back office est l'unité administrative au sein d'une entreprise, qui vise à assurer le traitement des opérations réalisées entre les trois unités en charge respectivement de la gestion des flux de trésorerie, de la gestion de l'endettement et de la gestion des risques. Plus généralement, et en particulier au sein d'une banque, un back office désigne toutes les fonctions administratives nécessaires à la bonne exécution d'un ordre ou d'une transaction.

BAFI

Base des Agents Financiers

BALO (Bulletin des Annonces Légales Obligatoires)

Publication et section du Journal Officiel de la République Française paraissant les lundi, mercredi et vendredi et toutes les fois où l'administration des journaux officiels l'estime nécessaire. Les annonces légales qui y sont publiées sont consultables dès le jour de leur parution sur le site http://balo.journal-officiel.gouv.fr.
Les sociétés cotées en France doivent publier au BALO les informations financières légalement exigibles, notamment les annonces liées à des opérations financières, les publications périodiques à caractère comptable (comptes annuels et semestriels, chiffres d'affaires trimestriels, etc.), les convocations des assemblées (date de l'assemblée, lieu, ordre du jour, projets de résolutions, etc.) et les avis divers (approbation des comptes, droits de vote à l'assemblée, etc.).

Bêta

Le bêta, ou coefficient bêta, d'un titre financier est un coefficient de volatilité ou de sensibilité qui indique la relation existant entre les fluctuations de la valeur du titre et les fluctuations du marché. Il s'obtient en régressant la rentabilité de ce titre sur la rentabilité de l'ensemble du marché.

Benchmark

Un benchmark c'est un très bon niveau de performances atteint par des acteurs dans un secteur et qui sert de référence aux acteurs moins performants pour essayer d'amener leurs propres performances au niveau de celles du benchmark. Les groupes peuvent dans une optique de “best practice” développer une politique de benchmarking au sein de ses différentes divisions géographique. Les benchmarks sont souvent utilisés pour des ratios d’efficacité : marge sur chiffre d'affaires, rentabilité, rotation du chiffre d'affaires par rapport à l'actif économique.

Black & Scholes – modèle

Le modèle d'évaluation d'une option de Black & Scholes se situe à la limite infinitésimale du modèle binomial lorsque la durée d'une période tend vers 0. Le modèle calcule les cours possibles de l'actif sous-jacent à l'échéance ainsi que leur probabilité respective d'occurrence en partant de l'hypothèse fondamentale qu'il s'agit d'une variable aléatoire dont la loi de distribution est une loi log-normale. Le modèle de Black et Scholes a été adopté de facto par les opérateurs de marché, chacun l'adaptant en fonction des caractéristiques du sous-jacent sur lequel porte l'option.

Black-out period

Période qui précède et suit une opération financière lancée par un émetteur pendant laquelle les membres du syndicat de placement s’obligent à ne pas communiquer à des tiers d’études d’analystes. Cette pratique de marché qui tend à se répandre sous l’influence anglo-saxonne ne repose sur aucune base légale et porte généralement sur une période de deux semaines avant l’opération et jusqu’à quarante jours après la fixation du prix de souscription.

Blue chips

Terme anglo-saxon désignant des valeurs très prisées du grand public et donnant lieu à des volumes d’échange importants.

BNPA (Bénéfice Net Par Action)

Rapport entre le résultat net de l'entreprise et le nombre d'actions composant le capital social. Les analystes financiers l’utilisent soit pour évaluer l’évolution des performances de l’entreprise sur plusieurs exercices, soit pour comparer les performances des entreprises d’un même secteur. Il est également utilisé pour calculer le PER (« Price Earning Ratio » = Cours de bourse / BNPA). Le terme anglo-saxon recouvrant la définition du BNPA est « Earnings Per Share » (EPS). Le BNPA dilué tient compte du nombre d’actions potentiellement créées (obligations convertibles, plan d’option de souscription d’actions, produits dérivés…)

BOBL

Une Bundesobligation, dont le diminutif et l'appellation habituelle sur les marchés financiers est « Bobl » - prononcé bobeul - , est un emprunt d'état à 5 ans émis par l'Allemagne. Actuellement (mi-2005), le rythme d'émissions est de deux lignes par an, chaque ligne étant adjugée deux fois et atteignant un encours final proche de 17 milliards d'euros. Les Bobl deviennent généralement les obligations les moins chères à livrer des futures sur emprunts d'état allemands à moyen terme, dits « contrats Bobl », d'Eurex, dont il se négocie en moyenne 870.000 contrats par jour, soit 87 milliards d'euros de nominal.

Bourse

Marché financier où se vendent et s'achètent des instruments financiers (actions, obligations, etc.). C'est l'une des sources de financement de l'économie. Elle permet aux sociétés privées et publiques, aux collectivités locales et à l'Etat de se procurer des fonds pour financer leurs investissements en faisant appel aux épargnants. Le fonctionnement de la Bourse de Paris est assuré par Euronext.

BSA (Bon de Souscription d’Actions ou autonomes)

Valeur mobilière qui confère à son titulaire le droit de souscrire pendant une ou plusieurs périodes déterminées, des titres représentant une quotité du capital de la société émettrice. Lorsque le bon est attaché à une action ou à une obligation (ABSA, OBSA), il est généralement détachable de cette action ou de cette obligation afin de pouvoir faire l’objet d’une cotation séparée, dans le cas des sociétés cotées. Depuis l’ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme des valeurs mobilières, les BSA relèvent de la catégorie générique des valeurs mobilières composées (Article L.228-91 du Code de commerce), les modalités d'émission des valeurs mobilières composées ayant par ailleurs été assouplies par l’ordonnance.

BUNDS

Un Bundesanleihe est un emprunt d'état à long terme émis par l'Allemagne. On les appelle communément les « Bunds ». Les émissions à 10 ans servent d'actif sous-jacent à un contrat à terme, coté sur Eurex, qui constitue le marché directeur des taux d'intérêt à moyen et long terme dans la zone Euro. Longtemps comparativement peu liquides, émis sans assimilation, et avec un marché domestique du repo peu développé, ils sont néanmoins traditionnellement le benchmark européen en matière d'emprunts d'état, du fait du poids économique de l'Allemagne. Depuis la fin des années 1990, concurrence européenne oblige, une politique d'assimilation systématique inspirée de celle suivie depuis 1985 par le Trésor français a mis les encours des Bunds et leur liquidité en conformité avec la place qu'ils occupent sur les marchés de taux d'intérêt. Les nouvelles émissions à 10 ans atteignent dorénavant chacune, en moyenne, 25 milliards d'euros d'encours.

Buy-side

Cf. Analyste financier

CAC 40

Principal indice de la Bourse de Paris reflétant la performance de 40 valeurs sélectionnées en fonction de leur capitalisation, de leur flottant et de leur liquidité. Sa composition est révisée trimestriellement par le Conseil Scientifique des Indices. Lancé le 15 juin 1988 (base 1000 au 31 décembre 1987) à la Bourse de Paris, il est le baromètre de l’évolution des actions françaises, au même titre que le Dow Jones à New York. Il est à la fois un instrument de mesure du comportement du marché et un instrument de comparaison très utile pour les professionnels de la gestion. « CAC » signifie Cotation Assistée en Continu.

Calendrier de publication

Le calendrier concerne les publications périodiques d’un émetteur (informations trimestrielles, résultats semestriels et annuels). Son établissement doit tenir compte des délais légaux, et de contraintes internes de l’émetteur (dates de publication des filiales ou des sociétés faisant partie du capital, de contraintes techniques de préparation, d’organisation ou de fabrication). Les délais légaux concernant la publication au BALO sont les suivants : • comptes annuels provisoires : dans les 4 mois suivant la clôture de l’exercice et 15 jours avant l’Assemblée Générale Ordinaire ; • comptes annuels définitifs : dans les 45 jours suivant l’Assemblée Générale Ordinaire ; • comptes semestriels : dans les 4 mois suivant la fin du 1er semestre ; • information trimestrielle : dans les 45 jours suivant chacun des trimestres de l’exercice. En application de la Directive Transparence, les délais de publication légaux seront modifiés à partir du 1er exercice ouvert en 2007. En particulier, le délai de publication des comptes semestriels sera ramené de 4 mois à 2 mois.

Call

Voir Option d’achat

Cap

Le cap (qui signifie plafond) est une option sur taux d'intérêt qui permet à un emprunteur de se fixer un taux d'intérêt plafond au-delà duquel il juge le coût d'un emprunt prohibitif et recevra le différentiel entre le taux du marché et le taux plafond.

Capitalisation boursière

Produit du cours de bourse par le nombre d’actions constituant le capital.

Chambre de Compensation

organisme assurant l'enregistrement des transactions de produits dérivés et garantissant à ses adhérents la bonne fin des opérations et des engagements Classes d’options ensemble des options négociables de même type (américain ou européen) s'inscrivant dans une même gamme de maturité (courte ou longue) et portant sur un même produit.

CNC (Conseil National de la Comptabilité)

Organisme consultatif placé auprès du Ministre de l'Economie et des Finances et composé de magistrats, fonctionnaires, entreprises et professionnels de la comptabilité. Ses principales missions consistent à : • donner un avis préalable sur toutes les dispositions d’ordre comptable, qu’elles soient d’origine nationale ou communautaire ; • donner un avis sur les normes élaborées par les organismes internationaux ou étrangers de normalisation comptable ; • proposer toutes mesures relatives à l’exploitation des comptes, notamment en vue de l’établissement des statistiques nationales ou des budgets et comptes économiques de la nation. Ces avis et recommandation s peuvent éventuellement faire l'objet de règlements pris par le CRC après homologation par arrêté ministériel.

Code ISIN

En juin 2003, la France a décidé d'abandonner le système français connu sous le nom de code Sicovam au profit de la norme internationale dénommée code ISIN (International Securities Identification Numbers). La codification ISIN repose sur le principe d'un code international unique par valeur. Ce code est alphanumérique à 12 caractères (les 2 premières lettres identifient le pays dans lequel la valeur a été émise ; les 5 chiffres de l’ancien code Sicovam sont repris).

Collar

On appelle collar ou tunnel de taux la combinaison de l'achat d'un cap et de la vente d'un floor. Cela permet à un opérateur de fixer une zone de fluctuation des taux d'intérêt en deçà de laquelle il doit payer le différentiel de taux entre le taux du marché et le taux plancher et au delà de laquelle sa contrepartie lui réglera ce différentiel. Cette combinaison se traduit par une réduction du coût de la couverture puisque la prime du cap est payée partiellement ou totalement par la vente du floor. Il existe des collar de taux d'intérêt, de taux de change , portant sur des actions, ....

Comité d’audit

(ou Comité des comptes) Organe interne statutaire, institué couramment dans les sociétés cotées et ayant pour principales missions de : • vérifier que les procédures internes de collecte et de contrôle des informations garantissent leur fiabilité ; • examiner les comptes soumis au Conseil d’administration ou de surveillance et de s’assurer de la pertinence et de la permanence des méthodes comptables adoptées pour l’établissement des comptes consolidés et sociaux de l’entreprise ; • piloter la procédure de sélection des commissaires aux comptes. Dans le prolongement des rapports Viénot I et II, le rapport Bouton de septembre 2002 recommande que la part des administrateurs indépendants dans le comité des comptes soit portée aux deux tiers et que le comité ne comprenne aucun dirigeant.

Comité des comptes

Cf. Comité d’audit

Commissaire aux comptes

La première mission du Commissaire aux comptes est de certifier que les comptes d'une société sont réguliers et sincères, et qu’ils donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé, ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice. La certification des comptes porte à la fois sur les comptes annuels et sur les comptes consolidés. Chaque année, le Commissaire aux comptes présente aux actionnaires ses rapports d’audit sur les comptes annuels et sur les comptes consolidés. Par ailleurs, il établit un rapport sur la partie « information financière et comptable » du rapport du Président sur le contrôle interne et, le cas échéant, un rapport spécial sur les conventions réglementées. Il peut également être appelé à intervenir occasionnellement et établir un rapport spécial dans certaines situations prévues par la loi (augmentations de capital, fusions etc.). Le Commissaire aux comptes est nommé pour six exercices par l'Assemblée Générale Ordinaire ou par l'organe délibérant. Afin d’accroître la fiabilité de l’information financière, la loi de sécurité financière du 1er août 2003 a renforcé la réglementation applicable aux Commissaires aux comptes en prévoyant notamment : • la création du Haut Conseil du Commissariat aux Comptes, organe de supervision de la profession ; • le renforcement des incompatibilités relatives aux activités de conseil ou de prestations de services n’entrant pas dans les diligences directement liées à la mission des Commissaires aux comptes ; • la transparence sur le montant des honoraires versés aux Commissaires aux comptes ; • à l’égard des sociétés faisant appel public à l’épargne, la rotation obligatoire, tous les 6 ans, des associés signataires des mandats de commissariat aux comptes et l’attribution à l’AMF de pouvoirs autonomes à leurs égards. Ainsi, l’avis de l’AMF sur la proposition de désignation des commissaires aux comptes sera transmis à l’Assemblée Générale avant leur désignation. Par ailleurs, un devoir d’alerte de l’AMF par les Commissaires aux comptes des entreprises faisant appel public à l’épargne est instauré.

Communiqué

Support de communication des sociétés cotées faisant l’objet d’une diffusion électronique et au travers des grandes agences de presse. Son utilisation s’est trouvée accrue du fait des obligations de transparence sur les marchés réglementés, dans le cadre de l’Information obligatoire permanente et périodique. Les communiqués doivent être transmis à l’AMF au plus tard en même temps que leur diffusion sur le marché. Seuls les communiqués intervenant en période d’offre publique doivent être transmis à l’AMF préalablement à leur diffusion (art 231-35).

Comptes annuels

(ou Comptes sociaux) Les comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et une annexe, et forment un tout indissociable. Les sociétés cotées doivent publier au BALO leurs projets de comptes annuels et d’affectation du résultat dans les 4 mois suivant la clôture de l’exercice, et au moins 15 jours avant la réunion de l’Assemblée Générale (AG). Les comptes annuels définitifs et approuvés (ou un avis mentionnant la référence de la publication des projets en cas d’approbation sans modification), l’attestation des Commissaires aux comptes et la décision d’affectation du résultat sont publiés au BALO, dans les 45 jours suivant l’AG.

Comptes consolidés

Les comptes consolidés sont composés d’un bilan consolidé, d’un compte de résultat consolidé et d’une annexe, l'ensemble formant un tout indissociable. Ils ont pour objet de présenter la situation financière d’un groupe de sociétés comme si celles-ci ne formaient qu’une seule et même entité. Pour les sociétés cotées, ils doivent être établis, dès lors qu’elles contrôlent de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres entreprises ou qu’elles exercent une influence notable sur celles-ci. Ils doivent être publiés au BALO selon les mêmes principes que les comptes sociaux et sont, depuis le premier exercice ouvert à compter du 1er janvier 2005, établis en normes IFRS.

Comptes semestriels

Les comptes semestriels comprennent un bilan, un compte de résultat et une annexe. Les sociétés cotées ont l’obligation de publier au BALO dans les 4 mois suivant la fin du 1er semestre des comptes semestriels complets selon les mêmes principes que ceux applicables aux comptes annuels. Si la société établit des comptes consolidés, les documents du 1er semestre doivent être établis sous forme consolidée. En contrepartie, elle est dispensée de publier des documents sociaux. Les documents du 1er semestre comprennent : • les comptes semestriels ; • un rapport semestriel ; • l’attestation des Commissaires aux comptes. Pour les sociétés cotées, les comptes semestriels consolidés sont établis en normes IFRS, depuis le premier exercice ouvert à compter du 1er janvier 2005. La directive Transparence transposée en grande partie par la loi Breton (du 26 juillet 2005) impliquera, à partir du 1er exercice ouvert en 2007, une réduction significative des délais de publication des comptes semestriels à 2 mois. Un nouveau rapport, le rapport financier semestriel (comprenant les comptes semestriels) devra être publié dans ces délais.

Comptes sociaux

Cf. Comptes annuels

Confidentialité de l’information

Par exception à l’obligation qui pèse sur l’émetteur de porter à la connaissance du public toute information susceptible d’avoir une influence sensible sur son cours de bourse, l’émetteur peut, sous sa responsabilité, en différer la publication, si elle est de nature à porter atteinte à ses intérêts légitimes. Toutefois, cette faculté ne doit pas être de nature à induire le public en erreur et l’émetteur doit être en mesure d’en assurer la confidentialité. Le Règlement général de l’AMF donne des exemples d’intérêts légitimes qui peuvent justifier le maintien de la confidentialité d’une information (négociations en cours, etc.), et précise les mesures minimales qui doivent être prises par l’émetteur pour assurer la confidentialité d’une information.

Conseil d'administration

Organe collégial de direction des sociétés anonymes composé de trois membres au moins et de dix-huit au plus (ce nombre peut être porté à vingt-quatre en cas de fusion que la société soit cotée ou non). Le Conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la société et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux Assemblées Générales et dans la limite de l’objet social, il peut se saisir de toutes les questions intéressant la bonne marche de la société et régler les affaires qui la concernent. La loi NRE puis la loi Breton (du 26 juillet 2005) ont assoupli les modalités de réunion du Conseil d’administration. Ainsi, sauf disposition contraire des statuts, le règlement intérieur peut prévoir la tenue des Conseils d’administration par des moyens de visioconférence ou de télécommunication, hormis pour l’établissement des comptes sociaux et consolidés et du rapport de gestion. Le Conseil d’administration correspond à la structure de direction classique des sociétés anonymes. Les sociétés anonymes ont la possibilité d’opter pour une structure de direction de type dualiste dans laquelle le Conseil d’administration est remplacé par un Directoire et un Conseil de surveillance.

Conseil de surveillance

Organe collégial de surveillance des sociétés anonymes ayant adopté une structure de direction de type dualiste, il est composé de trois membres au moins et de dix-huit au plus (ce nombre peut être porté à vingt-quatre en cas de fusion que la société soit cotée ou non). A la différence du Conseil d’administration, le conseil de surveillance a seulement pour mission de contrôler la gestion de la société effectuée par le Directoire. A ce titre, notamment, le Conseil de surveillance vérifie et contrôle les comptes établis par le Directoire, et peut, à toute époque de l’année, opérer les vérifications et les contrôles qu’il juge opportun et se faire communiquer les documents qu’il estime nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Enfin, le Directoire est tenu de présenter un rapport au Conseil de surveillance au moins une fois par trimestre. La loi NRE puis la loi Breton (du 26 juillet 2005) ont assoupli les modalités de réunion du Conseil de surveillance. Ainsi, sauf disposition contraire des statuts, le règlement intérieur peut prévoir la tenue des Conseils de surveillance par des moyens de visioconférence ou de télécommunication, hormis pour le contrôle et la vérification des comptes annuels.

Consensus

Moyenne arithmétique des prévisions réalisées par les analystes financiers (sell-side) sur les principaux agrégats (chiffre d’affaires, résultat net, BNPA …) des sociétés cotées. Des cabinets se sont spécialisés dans la collecte et la publication de ces prévisions, donnant lieu, de fait, à des consensus différents. Les émetteurs, de leur côté, peuvent tenir à jour le consensus des analystes suivant régulièrement leur valeur sans nécessairement le publier.

Contrat à terme

Un contrat à terme, ou future en franglais, est un engagement ferme d'acheter ou de vendre une quantité convenue d'un actif à un prix convenu et à une date future convenue. Les futures sont des produits standardisés et cotés : ils portent sur des actifs référents pour un montant standard et à échéances fixées. Voir Future

Contrôle interne

La loi de sécurité financière a introduit l’obligation, pour les sociétés anonymes, d’établir un rapport du Président du Conseil d’administration (ou du Conseil de surveillance) rendant compte des conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil, ainsi que des procédures de contrôle interne. Ce rapport doit être joint au rapport du Conseil d’administration (ou du Directoire) et présenté à l’assemblée. La loi Breton (du 26 juillet 2005) a limité l’obligation de présenter un rapport du Président sur le contrôle interne aux seules sociétés faisant appel public à l’épargne. Les Commissaires aux comptes présentent dans un rapport joint leurs observations sur les procédures de contrôle interne relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière décrites dans le rapport du Président sur le contrôle interne.

Convocation

Dans les sociétés anonymes, l’Assemblée Générale est convoquée par le Conseil d’administration ou le Directoire (sauf exceptions en cas de carence ou d’urgence). Les statuts fixent les règles de convocation des assemblées d’actionnaires, dans la limite des prescriptions légales et réglementaires. L’Assemblée Générale doit être convoquée au moins 15 jours avant sa tenue (sur première convocation) par un avis dans un journal habilité à recevoir les annonces légales et par lettre individuelle pour les actionnaires nominatifs dans les sociétés cotées (par courrier dans les sociétés non cotées). Au-delà des éléments obligatoires, la plupart des sociétés complètent leur convocation par des informations sur la société. Certaines sociétés adressent le rapport annuel à leurs actionnaires nominatifs et à ceux qui en font la demande avant l’assemblée. En cas de violation des règles de convocation, l’assemblée est nulle de plein droit lorsqu’il s’agit des dispositions régissant l’ordre du jour, et elle encourt une nullité facultative lorsque l’irrégularité porte sur une autre règle. Certains défauts de convocation (des Commissaires aux comptes, de l’Assemblée Générale Ordinaire dans les six mois de la clôture de l’exercice, de l’Assemblée Générale Extraordinaire en cas de perte de la moitié du capital social) sont sanctionnés pénalement. En application de l’article 130 du décret du 23 mars 1967, les sociétés faisant appel public à l’épargne sont tenues, trente jours au moins avant la réunion de l’assemblée, de publier au BALO un avis de réunion.

Coupon

Le coupon correspond au montant de rémunération (intérêts) versé à intervalles réguliers aux porteurs d'obligations. Le versement des coupons peut être plus ou moins espacés dans le temps et les intérêts ne sont parfois versés qu'au moment du remboursement de l'emprunt après avoir été capitalisés (emprunts à coupon zéro).

Coupon couru

Le coupon couru d'une obligation correspond à la fraction d'intérêt annuel écoulé. Il est coté séparément de l'obligation.

Coupon zéro

Une obligation dite à coupon zéro est une obligation dont les intérêts sont versés au terme de l'emprunt après avoir été capitalisés.

Courbe des taux

La courbe des taux permet de visualiser la relation existante entre les valeurs des taux d'intérêt et leurs termes. D'une manière générale, cette courbe est croissante du fait de l'existence d'une prime de risque (taux longs supérieurs aux taux courts). Cependant, cette courbe peut s'inverser notamment quand les opérateurs anticipent une baisse de l'inflation. Elles ne signent leur engagement de bonne fin qu’une fois le livre d’ordres constitué, c’est-à-dire lorsqu’elles savent que les investisseurs sont prêts à acheter les titres.

Cours de référence

Cours à partir duquel est établi le cours d'ouverture de la nouvelle séance. Il s'agit du dernier cours coté ou du derniers cours indicatif apparaissant sur la cote.

Covered warrants

Les covered warrants, ou warrants couverts, sont des bons d'acquisition émis par des établissements financiers sur des titres financiers existants ou un panier de titres existants. Destinés aux investisseurs, ils ne permettent donc pas le financement de l'entreprise. Les warrants sont couverts car dès l'émission l'établissement achète les titres correspondants sur le marché.

CRC (Comité de Réglementation Comptable)

Le Comité de Réglementation Comptable (CRC), créé par la loi du 6 avril 1998 portant réforme de la réglementation comptable, est chargé d’élaborer, à partir des avis et recommandations du CNC, l’ensemble des règles comptables applicables aux entreprises tenues d’établir des documents comptables. Pour avoir force obligatoire, les règlements du CRC doivent être homologués par arrêté interministériel.

Dans la monnaie in The Money

On dit qu'une option d'achat (respectivement de vente) est dans la monnaie lorsque le cours de l'actif sous-jacent est supérieur (respectivement inférieur) au prix d'exercice. (valeur intrinsèque positive). Voir : In The Money

Data room

Salle d’information ouverte à l’acheteur potentiel d’une société et permettant à ce dernier de consulter sur place les documents mis à sa disposition afin qu’il puisse évaluer la situation réelle de la société et la valeur de ses actifs. La recommandation COB no 2003-01, applicable aux procédures de data room dans les sociétés cotées, précise qu’une procédure de « data room » doit être : • limitée à la cession de participations significatives ; • sécurisée par la conclusion d’accords de confidentialité ; • réservée aux personnes témoignant d’un intérêt sérieux d’acquérir.

Date d’exercice

Les options dites européennes ne peuvent être exercées qu'à une date bien précise appelée date d'exercice.

Date de valeur

Appliqué à un compte rémunéré, la date de valeur est la date à partir de laquelle une somme créditée au compte porte intérêt lors d'un encaissement. (et inversement pour une somme débitée) Pour un compte à vue, c'est la date à partir de laquelle une somme créditée en compte est disponible.

Décorrelation

Ensemble de techniques de gestion qui permettent d'obtenir sur un portefeuille d'actifs une rentabilité qui est décorrélée de celle du marché financier (représentée par un indice boursier). Les hedge funds promettent à leurs investisseurs des performances décorrélées, cherchant plus la performance absolue que de battre un indice de marché donné. La décorrélation permet aux investisseurs de réduire leurs risques sur un portefeuille tout en maintenant la rentabilité. Elle est donc particulièrement recherchée par les investisseurs qui investissent sur le long terme et qui ont des obligations de résultats, comme par exemple les caisses de retraites et les fonds de pensions.

Délivrable

Voir Obligation délivrable

Dépôt de garantie

Dans le cadre de fonctionnement des marchés dérivés, plusieurs mécanismes ont été mis en place afin que les engagements pris par les différents intervenants soient tenus (risque de contrepartie). Le dépôt de garantie s'inscrit dans cette logique. Le dépôt de garantie couvre en principe le paiement de deux journées de perte maximale. Il est rémunéré sur la base d'un taux du marché monétaire. Il est inscrit dans les livres de la chambre de compensation le jour de la conclusion du contrat.

Dérivés de crédit

Les dérivés de crédit sont des produits financiers qui permettent aux banques de gérer de façon dynamique le risque de contrepartie de leurs portefeuilles de prêts. Les dérivés de crédits offrent ainsi aux banques la possibilité de répondre à l'ensemble des opportunités commerciales, c'est-à-dire de pouvoir accorder des crédits, sans être contraintes par leur propre solidité financière, puisqu'elles peuvent grâce aux dérivés de crédits céder le risque de contrepartie.

Développement durable

Démarche globale des états et des entreprises qui consiste à « répondre aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs » (définition donnée en 1987 par Gro Harlem Brundtland, alors Présidente de la Commission mondiale sur l’Environnement et le Développement à l’ONU). Le développement durable est désormais consacré constitutionnellement depuis l’adoption de la Charte de l’environnement en mars 2005. La loi NRE et son décret d’application imposent aux sociétés cotées, depuis 2002, de publier des informations sociales et environnementales. Certaines sociétés vont au-delà de ces obligations réglementaires en publiant des rapports spécifiques relatifs au développement durable.

Delta d’une option

Le delta mesure la sensibilité de la valeur d'une option aux fluctuations de la valeur du sous-jacent. Mathématiquement, c'est la dérivée de la valeur théorique d'une option par rapport au cours du sous-jacent. Sa valeur est toujours comprise entre 0 et 1 pour une option d'achat (entre -1 et 0 pour une option de vente).

Dette financière

Elle représente l'argent mis à la disposition de l’entreprise par ses créanciers et dont l’entreprise a besoin pour financer son activité et sa croissance. Elle se distingue des capitaux propres qui représentent l'argent apporté par les actionnaires à la constitution de la société ou ultérieurement, ou laissés à la disposition de la société en tant que bénéfices non distribués. La dette financière fait l’objet d’un contrat, le plus souvent avec une banque ou un syndicat bancaire qui définit le montant emprunté, la durée, l’échéancier de remboursement, le taux d’intérêt et les autres types de rémunération. Elle peut prendre la forme d’obligations ou autres titres de créance (TCN, BMTN…) pouvant être cotés sur un marché et permettant d’assurer la liquidité de la dette.

Directive Abus de marché

Directive instaurant au niveau communautaire un régime unique de lutte contre l’exploitation d’informations privilégiées relatives aux sociétés cotées, les opérations d’initiés, la manipulation de cours et la diffusion de fausse information. Dans ce cadre, la directive Abus de marché met en place un certain nombre d’obligations spécifiques et en particulier : • une information hebdomadaire portant sur les transactions réalisées par un émetteur dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de rachat d’actions ; • une déclaration des opérations réalisées par les dirigeants sur les titres de leur société ; • la transparence des conflits d’intérêts des analystes et des journalistes financiers. Les dispositions de la directive Abus de marché ont notamment été transposées en droit français par la loi du 20 juillet 2005, la loi Breton (du 26 juillet 2005) et le Règlement général de l’AMF (modifications par arrêté du 1er septembre 2005).

Directive Prospectus

Directive harmonisant au niveau communautaire le régime applicable au prospectus à diffuser par les émetteurs qui réalisent une opération par appel public à l’épargne. Elle implique notamment : • la création d’un « passeport européen » permettant désormais aux émetteurs d’effectuer une opération par appel public à l’épargne sur l’ensemble du territoire communautaire sur la base d’un prospectus unique ; • la modification du champ de l’appel public à l’épargne et des cas de dérogation à l’obligation d’établir un prospectus ; • l’harmonisation des contenus des prospectus. La directive Prospectus a été transposée en droit français par la loi Breton (26 juillet 2005) et le nouveau Règlement général de l’AMF (homologué par arrêté du 1er septembre 2005). Un règlement européen pris en application de la directive Prospectus fixe le contenu et la structure des prospectus. Ce règlement est applicable en France depuis le 1er juillet 2005.

Directive Transparence

Directive unifiant les exigences d’information périodique et permanente des sociétés cotées sur les marchés réglementés européens en prévoyant principalement : • des rapports financiers annuels et semestriels plus détaillés et comprenant une attestation des dirigeants ; • une réduction du délai de publication des résultats semestriels (2 mois après la fin du 1er semestre) ; • la publication d’une information trimestrielle au 1er et au 3ème trimestre plus complète, • une meilleure information sur les intérêts des principaux actionnaires ; • une publication de l’information plus étendue (ensemble de l’Union) et plus rapide pour permettre un accès non discriminatoire, en temps utile pour les investisseurs. Les principales dispositions de la directive Transparence ont été transposées en droit français par la loi Breton, mais ne s’appliqueront qu’à partir du 1er exercice ouvert en 2007.

Directoire

Organe collégial de direction dans le cadre des sociétés anonymes dites à Directoire et Conseil de surveillance. Le Directoire exerce ses fonctions sous le contrôle d’un Conseil de surveillance. Le nombre de ses membres ne peut pas être supérieur à cinq, toutefois, il est porté à sept lorsque les actions de la société sont admises aux négociations sur un marché réglementé.

Dirigeant

Personne chargée d’administrer et de représenter une société dont l’étendue des pouvoirs et le titre varie en fonction de la forme sociale (gérant, directeur général, etc.). En raison de ses fonctions, le dirigeant d’un émetteur a accès aux informations privilégiées concernant la société qu’il dirige. De ce fait, il est tenu à certaines obligations destinées à garantir qu’il n’exploitera pas les informations privilégiées qu’il détient à son profit. Ainsi, il ne peut réaliser une opération sur les titres de l‘émetteur dès lors qu’il est en possession d’une information privilégiée (obligation d’abstention), en outre, dans tous les cas, les opérations réalisées par le dirigeant sur les titres de l’émetteur font l’objet d’une déclaration auprès de l’AMF (Règlement général de l’AMF modifié par arrêté du 9 mars 2006).

Document de référence

Document d’information relatif à un émetteur dont l’établissement est facultatif. Cependant, la plupart des sociétés cotées de taille importante établissent un document de référence. Ce document contient toutes les informations juridiques, économiques et comptables concourant à la présentation d’une société pour un exercice donné. Depuis le 1er juillet 2005, son contenu est fixé par le règlement communautaire pris en application de la Directive Prospectus. Il peut prendre la forme : • soit d’un rapport annuel élargi, remis aux actionnaires lors de l’Assemblée Générale annuelle ; • soit d’un document spécifique. Il est mis à jour régulièrement par les émetteurs par le biais d’actualisations et reste valable un an. Pour réaliser une opération financière par appel public à l’épargne, le document de référence est complété d’une note d’ opération et d’un résumé, l’ensemble constituant le « prospectus ».

DPS (Droit préférentiel de souscription)

Droit dont bénéficient les actionnaires d’une société cotée ou non, dans le cadre d’une augmentation de capital en numéraire et qui leur permet de souscrire aux actions nouvelles à titre préférentiel par rapport aux autres investisseurs. Ce droit est détachable de l’action et peut être négocié en bourse lorsque l’émetteur est coté. Lorsqu’une augmentation de capital est réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription, les actionnaires ont la possibilité d’exercer leur droit, d’y renoncer individuellement ou de le céder. Le délai qui leur est accordé pour exercer leur droit ne peut pas être inférieur à 5 jours de bourse (à dater de l’ouverture de la souscription). L’Assemblée Générale peut décider de le supprimer afin de réserver l’augmentation de capital à un ou plusieurs investisseurs ou de proposer directement la souscription des titres au public.

Droit de vote

Droit fondamental de l’actionnaire qui lui permet de participer de manière effective aux décisions collectives qui concernent l’émetteur. Le droit de vote des actionnaires peut être aménagé. Ainsi, la loi permet de conférer un droit de vote double aux actions inscrites au nominatif depuis plus de deux ans. Les statuts de l’émetteur peuvent également contenir une clause de plafonnement des droits de vote qui limite le nombre de vote des actionnaires en assemblée générale. En outre, depuis l’ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme des valeurs mobilières, il est possible, dans certaines limites, de créer des actions de préférence sans droit de vote.

Due diligence

Cf. Audit d’acquisition

Duration

La duration d'une obligation correspond à la période à l'issue de laquelle sa rentabilité n'est pas affectée par les variations de taux d'intérêt. Elle s'obtient par la formule suivante : La duration apparaît comme une durée de vie moyenne actualisée de tous les flux (intérêt et capital).

Durée de vie d’une option

La durée de vie d'une option est un paramètre important de sa valeur. En effet, plus la date d'échéance est éloignée, plus les possibilités de fluctuation du sous-jacent sont grandes. Dès lors, plus la valeur de l'option est forte.

Effet de levier – contrat à terme

Les contrats à terme reposent sur un effet de levier important. En effet, par l'utilisation de futures, un opérateur peut obtenir une rentabilité très élevée (gain rapporté à la mise de fonds) en comparaison de l'évolution de l'actif sous-jacent.

Emetteur

Personne morale (les entreprises, l’Etat et les collectivités locales) à l’origine d’une création de titres diffusés dans le public par voie de souscription.

Emission de titres

Processus allant de l’offre de souscription de titres négociables, à la création et à la délivrance de ces titres.

Engagements hors bilan

Les principaux engagements hors bilan peuvent concerner les opérations de crédit-bail, les instruments de gestion des risques de taux et de change et les garanties d'actif et de passif lors d'une cession d'entreprise.

ETF (Exchange Trade Fund)

Cf. Tracker

Euro Medium Term Notes (EMTN)

Lorsque l’entreprise prévoit à moyen terme un certain nombre d’émissions d'obligations, elle pourra faire paraître une documentation (un prospectus) « chapeau » qui couvrira l’ensemble des émissions qu’elle mettra sur le marché. On parlera alors de programme EMTN (Euro Medium Term Notes). Ce type de documentation permet à l’entreprise de venir très rapidement sur le marché, lorsqu’elle en a besoin, ou lorsque le marché est attractif

Euro Stoxx 50

Cf. indice boursier

Euroclear

Système mondial de règlement/livraison pour les transactions domestiques et internationales sur obligations, sur actions et sur fonds d'investissement. Euroclear propose ses services aux principales institutions financières dans plus de 80 pays. Il a le rôle de premier Dépositaire Central International de Titres (ICSD) mais assume également le rôle de Dépositaire Central de Titres (CSD) pour les valeurs mobilières britanniques, françaises, irlandaises, néerlandaises et belges. Euroclear France est le dépositaire central français qui conserve les valeurs mobilières et gère le dénouement des transactions. A ce titre, il propose notamment aux sociétés d’identifier leurs actionnaires dont les titres sont au porteur, par le biais de la procédure du Titre au Porteur Identifiable (TPI).

Eurolist

Marché réglementé unique regroupant, depuis février 2005, toutes les entreprises anciennement cotées aux Premier, Second et Nouveau marchés . Les valeurs (environ 700) y sont classées par ordre alphabétique avec un critère de capitalisation boursière : • Compartiment A (capitalisation boursière supérieure à 1 Md€) ; • Compartiment B (capitalisation boursière comprise entre 150 M€ et 1 Md€) ; • Compartiment C (capitalisation boursière inférieure à 150 M€). Les sociétés regroupées dans ce marché répondent aux mêmes critères d’introduction en bourse et mêmes obligations d’information financière.

Euronext

Première bourse transfrontalière en Europe, née de la fusion des bourses d’actions et de produits dérivés d’Amsterdam, de Bruxelles et de Paris le 22 septembre 2000. Le groupe Euronext s’est depuis élargi en intégrant BVLP, la bourse de produits cash et dérivés portugais et le marché des dérivés londonien, le LIFFE (London International Financial Futures and options Exchange). Euronext est une société cotée de droit néerlandais gérée de façon transnationale. Elle est représentée administrativement dans chaque pays par une filiale ayant le statut réglementaire d’entreprise de marché : Euronext Paris SA, Euronext Amsterdam N.V, Euronext N.V SA, Euronext Lisbon. En tant qu’entreprise de marché, ces filiales assurent les fonctions suivantes : • promotion du marché auprès des émetteurs ou des investisseurs ; • gestion de l'adhésion des membres, de l'admission et de la radiation des valeurs ; • gestion des systèmes informatiques de cotation : enregistrement des négociations entre membres de la bourse via une chambre de compensation garantissant le paiement et livraison des titres ; • diffusion des informations boursières et des conditions d'exécution des négociations.

Euronext.Liffe

Filiale d'Euronext, Euronext.Liffe regroupe les marchés dérivés d’Amsterdam, de Paris, de Londres, de Bruxelles et de Lisbonne.

Evènement de communication financière

Moment spécifique au cours duquel les émetteurs sont amenés à communiquer avec le marché. Les principaux moments de communication peuvent être dédiés à des publics spécifiques (analystes, investisseurs, actionnaires individuels, journalistes) ou communs à plusieurs publics. A chacun de ces évènements, l’émetteur est généralement amené à utiliser des supports de communication. La liste (non exhaustive) de ces principaux évènements comprend : • les réunions d’analystes / les présentations de résultats ; • les conférences de presse ; • les conférences téléphoniques ; • les roadshows ; • les one-on-one ; • les visites privées ; • les séminaires sectoriels ; • l’investor day ; • les visites de site … La multiplication des évènements de communication implique, pour les entreprises, d’être particulièrement vigilantes, d’une part sur la cohérence des informations communiquées au cours de ces différents évènements, d’autre part sur le respect de l’égalité dans l’espace et le temps de la diffusion de l’information. La plupart des sociétés cotées élaborent et mettent régulièrement à jour des Q&A pour assurer la cohérence des informations et réponses apportées aux éventuelles questions de leurs différents publics au cours de ces évènements.

Exercice

Décision réservée à l'acheteur de l'option, de demander l'exécution du contrat.

Expertise indépendante

Evaluation effectuée par un expert indépendant et aboutissant généralement à la signature de sa part d’une attestation d’équité (fairness opinion). Cette mission d’expertise qui est destinée à s’assurer du juste prix d’une opération intervient soit en amont, afin d’en garantir le caractère d’équité, soit en aval en cas de contestation. L’expertise indépendante est obligatoire dans le cadre d’une procédure de retrait obligatoire des actionnaires, ou peut être demandée par les Conseils d’administration comme aide à leur prise de décision dans les opérations de restructuration ou d’acquisition. Le rapport du groupe de travail sur l’évaluation financière (rapport « Naulot ») du 13 avril 2005 préconise le développement du recours à l’expertise indépendante, notamment à chaque fois qu’il existe un conflit d’intérêts au sein des organes décisionnels de la société concernée par une offre ou par une opération financière.

Fact Book

Document à caractère non obligatoire établi à l’initiative de l’entreprise comprenant généralement une description détaillée et historique de son environnement concurrentiel et économique, de ses produits et activités, ainsi que de ses performances. Ce document est parfois mis en ligne sur le site internet de l’entreprise, à la disposition des différents publics financiers, en complément des autres informations.

Facteur de conversion ou Facteur de concordance

La chambre de compensation attribue à chaque OAT qui remplit les critères pour intégrer le gisement d’un contrat de Future notionnel, un facteur de conversion qui permet d’assurer la concordance des OAT et du contrat de Future en fonction des caractéristiques actuarielles de chacune d’elles. Ce facteur est constant pendant toute la durée de vie du contrat.

FBF (Fédération Bancaire Française)

Organisation professionnelle créée en 2000 et qui regroupe les banques AFB (Association Française des Banques) et les réseaux coopératifs et mutualistes pour représenter et défendre les positions de l’ensemble des établissements bancaires présents en France, quel que soit leur statut. La FBF compte plus de 500 entreprises bancaires adhérentes françaises ou étrangères.

Flottant

Fraction du capital d’une société détenue par le public.

Fonds commun de placement

Les fonds communs de placement sont des copropriétés de valeurs mobilières. Le nombre de parts s'accroît par souscription de nouvelles parts et diminue par les rachats effectués par le FCP à la demande des porteurs de parts, à la valeur liquidative calculée au moins deux fois par mois, et hebdomadairement le plus souvent. La gestion du FCP est similaire à celle des SICAV : la valeur liquidative de la part est en général plus élevée que pour une SICAV, et le nombre d'investisseurs plus réduit. La politique de gestion suivie peut donc mieux correspondre aux souhaits des porteurs de parts.

Forward rate agreement (Fra)

Le Forward Rate Agreement ou accord futur sur les taux d'intérêt permet de fixer aujourd'hui un niveau de taux d'intérêt pour une opération future. Ce produit présente en outre l'avantage apparent d'être comptabilisé en hors bilan pour l'entreprise. On peut remarquer que, s'il n'est pas la contrepartie effective d'un flux réel futur (opération de couverture), il s'agit d'un produit spéculatif. Dans ce cas, la comptabilité obligera l'entreprise à afficher la valeur de marché du FRA, c'est-à-dire les pertes ou les gains latents sur ce produit à la date de l'évaluation.

Franchissement de seuil légal

Toute personne, physique ou morale, agissant seule ou de concert, qui franchit à la hausse ou à la baisse les seuils de 5 %, 10 %, 15 %, 20 %, 25 %, 33,33 % ,50 %, 66,66 %, 90 % ou 95 % du capital ou des droits de vote, d’une société cotée doit en informer la société concernée et l’AMF dans un délai de 5 jours de bourse. Cette information est communiquée au marché par l’AMF. Lorsqu’une personne franchit, à la hausse ou à la baisse, le seuil de 10 % ou de 20 % du capital ou des droits de vote d’un émetteur, elle est en outre tenue de déclarer au marché ses intentions à l’égard de l’émetteur au cours des douze mois à venir. Lorsqu’un actionnaire seul ou de concert vient à détenir plus du tiers du capital ou des droits de vote d’un émetteur, il est tenu de déposer un projet d’offre publique d’achat (OPA) visant la totalité du capital.

Franchissement de seuil statutaire

Les statuts d’un émetteur peuvent prévoir l’obligation, pour ses actionnaires, de l’informer en cas de franchissement de seuils par fraction de capital inférieure à 5 % (sans que ces seuils puissent être inférieurs à 0,5 %).

Front Office

Le front office est l'unité administrative d'un groupe qui traite les opérations de marché ainsi que les risques de taux et de change.

Futures

(Ou Contrats à terme) Produit financier qui permet à un acheteur et à un vendeur de s'engager l'un à acheter, l'autre à vendre, à une échéance fixée, un instrument financier à un prix décidé le jour de l'engagement.

Gamma d’une Option

Le gamma représente la sensibilité du delta aux variations de la valeur du sous-jacent, c'est-à-dire la dérivée du delta par rapport au sous-jacent. La position optionnelle qui évite de réajuster en permanence le niveau de couverture par rapport à l'actif sous-jacent est caractérisée par un gamma nul.

Garantie de passif

Garantie donnée par le vendeur à l’acquéreur, en cas de cession de parts ou d’actions d’une société, pouvant porter sur sa situation juridique, comptable, financière, sociale et/ou fiscale.

Gérance

Désigne le groupe de gérants administrant une société en commandite par actions. La gérance est investie des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société. Chacun des gérants représente individuellement la société en commandite par actions à l’égard des tiers. Il appartient aux gérants de convoquer les assemblées et de fixer leurs ordres du jour. La gérance établit chaque année les comptes annuels de la société.

Gérant d’actifs / de portefeuille

Cf. Investisseur institutionnel

Gestion d’actif

La gestion d'actifs est synonyme de gestion de portefeuille, c'est-à-dire la gestion de fonds confiés par des investisseurs dans l'optique d'obtenir un revenu plus ou moins important et d'enregistrer des plus values sur une durée plus ou moins longue en investissant dans les actions, obligations, sicav de trésorerie, hedge funds,....

Gestion des risques

La gestion des risques dans l'entreprise passe par son identification, la détermination des contrôles existants, du risque résiduel, son évaluation et enfin le choix d'une stratégie de couverture. Actuellement, on peut observer une attention accrue sur cette gestion des risques dans l'entreprise. Ceci s'est traduit à la fois par un cadre réglementaire renforcé et par une pression grandissante des marchés pour une plus grande transparence et prise de conscience par les équipes dirigeantes.

Gilt

Les gilts, abréviation de gilt-edged securities, soit littéralement "valeurs mobilières dorées sur tranche", sont les emprunts d'état émis par le Royaume-Uni.

Gisement

Ensemble des Obligations qui constitue le panier de sous-jacents potentiels d’un contrat de Future notionnel selon les critères arrêtés par la Chambre de compensation, à la livraison l’une d’entre elles, appelée l’Obligation la moins chère à livrer, sera effectivement consacrée comme le sous-jacent du contrat.

Gouvernance

Principe de gestion des entreprises respectueux des intérêts des actionnaires. En France, il se fonde sur les Rapports Viénot et Bouton et préconise, notamment, la limitation du nombre de mandats par administrateur, la présence d’administrateurs indépendants, la constitution de comités spécialisés. La loi NRE et la loi de sécurité financière renforcent les mesures de gouvernance d’entreprise.

GRECS: MESURE DE LA SENSIBILITE DES OPTIONS

Voir Delta, Gamma, Thêta Afin de mesurer l’amplitude de la variation du prix d’une option et pour mieux anticiper son évolution en fonction des différents facteurs déterminants, nous présentons dans cette 1ère partie deux facteurs de sensibilité, plus communément appelés les "Grecs" (du nom de l’alphabet qui les désigne). Les Grecs sont des indicateurs qui mesurent la sensibilité de la prime d’une option par rapport à un déterminant donné (le cours du sous-jacent, le temps, la volatilité).

High yield bonds

Les émissions obligataires à haut rendement sont des emprunts qui prennent en général la forme d’obligations à 5, 7 ou 10 ans. Il s’agit d’obligations émises par des sociétés en retournement ou présentant une faible surface financière, c’est à dire un niveau d’endettement élevé (LBO en particulier). La rémunération des titres, comme leur niveau de risque, est donc extrêmement conséquente. Cela leur donne un caractère spéculatif incontestable. On les appelait autrefois junk bonds.

Horaire de publication

Les informations financières doivent être publiées au même instant pour tous les publics, en principe en dehors des horaires de cotation. En cas de multicotation, l’information doit être disponible au même moment et dans les mêmes termes en France comme à l’étranger.

IFRS (International Financial Reporting Standards)

Nouvelles normes comptables internationales établies par l’IASB (International Accounting Standards Board) impliquant notamment : • une application plus systématique du principe de prééminence de la substance juridique à la forme juridique ; • une information plus orientée vers la mesure de la performance ; • une information visant à améliorer la fiabilité des prévisions des investisseurs relatives aux performances et cash-flows futurs ; • une réduction des choix comptables ; • une inscription plus fréquente au bilan d’éléments figurant actuellement hors bilan ; • une information financière plus détaillée. Le règlement européen « IFRS 2005 » (CE n°1606/2002) impose aux sociétés européennes cotées de publier, à partir du premier exercice ouvert à compter du 1er janvier 2005, leurs comptes consolidés en IFRS. Il prévoit que les Etats membres puissent autoriser ou obliger les sociétés autres que cotées à préparer leurs comptes consolidés en IFRS à compter du 1er janvier 2005. En France, cette option a été offerte aux sociétés non cotées (ordonnance du 20 décembre 2004). Le règlement offre également aux Etats membres plusieurs options dont celles d’autoriser ou d’obliger toutes les sociétés cotées ou non, à préparer leurs comptes individuels en IFRS. En France, cette option n’a pas été retenue. Les comptes sociaux doivent être établis selon le PCG (Plan Comptable Général) qui converge toutefois progressivement vers les normes IFRS.

Indicateurs financiers

Données financières constituées le plus souvent par des ratios issus du bilan ou du compte de résultat (rentabilité d’exploitation, rentabilité des capitaux, rotation de capital, endettement…). Les émetteurs sont libres de définir les indicateurs financiers les plus adaptés à leur secteur et sur lesquels ils souhaitent communiquer. En revanche, le choix des indicateurs et leur méthode de calcul doivent être homogènes dans le temps.

Indice boursier

Instrument de mesure de performance des actions ou des obligations. Les indices boursiers reflètent l’évolution d’un marché ou d’un secteur et représentent la moyenne (simple ou pondérée) des cours de l’échantillon des valeurs qui le composent. Certains indices sont négociables et servent de support à des produits dérivés (contrats à terme et options), développés pour permettre aux investisseurs de se protéger ou de tirer parti de l’évolution future des marchés concernés. Parmi les principaux indices d’actions d’Euronext Paris, on distingue le CAC 40®, le SBF 120 et le SBF 250. De nouveaux indices ont été créés dans le prolongement de la réforme d’Euronext ; CAC Next20TM, CAC Mid100TM, CAC Small90TM, CAC Mid&Small190TM. Chaque pays d’Euronext dispose de se ses propres indices nationaux, dont les principaux sont les indices : AEX® aux Pays-Bas, BEL 20® en Belgique, PSI 20® au Portugal.

Information financière

Information relative à la situation et aux perspectives financières d’un émetteur. Elle doit être, selon l’article 222-2 du Règlement général de l’AMF, exacte, précise et sincère.

Initié

Sont considérés comme initiés, au sens de la loi Breton (du 26 juillet 2005) : • les personnes travaillant au sein d’une société émettrice dont les instruments financiers sont admis à la négociation sur un marché réglementé, et qui ont accès aux informations privilégiées la concernant directement ou indirectement, de manière régulière ou occasionnelle ; • les tiers qui ont accès aux mêmes informations dans le cadre de leurs relations professionnelles avec l’émetteur. A titre d’exemple, sont ainsi visés : les avocats, les commissaires aux comptes, les banques de financement et d’investissement, les agences de communication ainsi que les autres prestataires. Les émetteurs doivent tenir à jour une liste d’initiés et la transmettre à l’AMF sur demande (articles 222-16 à 222-20 du Règlement général de l’AMF). Cette liste comprend : • le nom ou la dénomination de chacune des personnes ; • le motif justifiant son inscription sur la liste ; • les dates de création et d’actualisation de cette liste. Les émetteurs doivent également informer les personnes concernées de leur inscription sur la liste, des règles applicables à la détention, à la communication et à l’exploitation d’une information privilégiée et des sanctions encourues en cas de violation de ces règles.

Instruments financiers

Sont considérés comme instruments financiers au sens de l’article L 211-1 du Code monétaire et financier : • les actions et autres titres donnant ou pouvant donner accès, directement ou indirectement, au capital ou aux droits de vote, transmissibles par inscription en compte ; • les obligations et autres titres de créances (à l’exclusion des effets de commerce et des bons de caisse) ; • les parts ou actions d’organismes de placements collectifs (sicav, fonds commun de placement…) ; • les instruments financiers à terme (options, swaps, warrants …). Les instruments financiers peuvent être cotés ou non.

Intermédiation financière

On parle d'intermédiation financière lorsque le monde financier sert d'écran entre demandeurs et pourvoyeurs de capitaux, c'est-à-dire lorsque les intermédiaires financiers achètent les titres émis par les entreprises et, pour se financer, émettent eux-mêmes des titres placés auprès des épargnants ou collectent des fonds sous forme de dépôts ou de livrets (finance indirecte). L'intermédiation financière est donc très différente du simple rôle d'intermédiaire financier évoqué pour la finance directe.

International Financing Reporting Standard (IFRS)

Les IFRS correspondent à l'ensemble des normes comptables élaborées par l'IASB depuis 2002.

Introduction en bourse

(ou IPO - Intial Public Offering) Première admission des valeurs mobilières aux négociations sur un marché réglementé réalisée conformément aux règles fixées par Euronext Paris et approuvées par l’AMF.

Investisseur institutionnel

(Ou Gérant d’actifs / de portefeuille) Institution dont la profession est de gérer des actifs financiers (banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite, hedge funds…). L’investisseur institutionnel investit les fonds collectés auprès de ses clients (particuliers, assurés, fonds de pension …) en instruments financiers (principalement actions et obligations), en immobilier et en matières premières, etc. La gestion de cette épargne peut être collective (sicav, fonds commun de placement…)

Investor Day

Evènement de communication financière organisé à l’initiative d’un émetteur. Le but de l’ « Investor Day » est de mieux appréhender les activités de l’émetteur en soulignant les aspects opérationnels et stratégiques. L’ « Investor Day » peut se coupler à une visite de site.

Investor relations

Cf. Relation investisseurs

IRR, Implied Repo Rate

Taux permettant notamment d’identifier dans le gisement d’un contrat de Future sur taux, (contrat de notionnel), l’obligation la moins chère à livrer, (ou Cheapest To Deliver).

Jeton de présence

Rémunération allouée aux membres du Conseil d’administration ou de surveillance d’un émetteur. Le montant des jetons de présence est décidé par l’Assemblée Générale Ordinaire et la répartition entre administrateurs est fixée par le Conseil d’administration ou de surveillance. Le montant des jetons de présence versés est, en principe, fonction de l’assiduité des administrateurs au Conseil et de leur participation ou non aux travaux des comités.

JGB (Japanese Government Bonds)

Les Japanese Government Bonds sont les emprunts d'état émis par le Japon.

Lettre aux actionnaires

Support de communication dont l’objectif est d'informer de manière pédagogique les actionnaires individuels sur les grands événements de la société, sa stratégie, ses résultats commerciaux, financiers, boursiers, ses nouveaux produits. Sa périodicité est variable, généralement semestrielle.

Libor

Le LIBOR, ou London Interbank Offered Rate, est le taux du marché monétaire observé à Londres. Il est égal à la moyenne arithmétique des taux offerts sur le marché bancaire à Londres pour une échéance déterminée (entre 1 et 12 mois) et une devise donnée (euro, livre, dollar).

Liquidité

Caractéristique d’un produit financier ou d’un marché dans le cas où des opérations d’achat ou de vente peuvent être effectuées sans provoquer de trop fortes variations par rapport au dernier cours de transaction.

Listing sponsor

Nouveau statut d’intermédiaire financier accompagnant un émetteur dans la préparation de sa cotation sur Alternext et l’assistant durant son parcours boursier. Sa présence est obligatoire pour toute société cotée sur ce marché. Il contribue au respect, par l’entreprise, de ses engagements de transparence à l’égard du marché et l’accompagne dans la mise en œuvre de ses obligations. Le listing sponsor est une société agissant comme prestataire de services d’investissement, cabinet d’audit, cabinet d’avocats ou spécialiste en opérations de haut de bilan.

Loi Breton (pour la Confiance et la Modernisation de l’Economie)

Loi du 26 juillet 2005 transposant la directive Prospectus en droit français et achevant celle de la directive Abus de marché. La Loi Breton instaure de nouvelles obligations en matière d’information à la charge des émetteurs, et en particulier : • la publication d’un document d’information annuel ; • l’obligation d’établir un résumé du prospectus ; • l’établissement d’un rapport annuel spécial portant sur la mise en œuvre des programmes de rachat d’actions autorisés par l’Assemblée Générale; • la publication d’un communiqué sur les honoraires des Commissaires aux comptes ; • de nouvelles déclarations de franchissement de seuil. Par ailleurs, elle précise le statut de la société européenne en droit français et contient des dispositions diverses relatives aux sociétés commerciales et aux marchés financiers. En particulier, elle assouplit les règles de quorum des Assemblées Générales. Elle transpose également certaines dispositions de la directive Transparence, mais qui n’entreront en vigueur qu’à partir du 1er exercice ouvert en 2007.

Manipulation de cours

Fait pour toute personne d’exercer ou de tenter d’exercer, directement ou par personne interposée, une manœuvre ayant pour objet d’entraver le fonctionnement régulier d’un marché d’instruments financiers. La manipulation de cours susceptible d’enquêtes de la part de l’AMF est sanctionnée de peines d’emprisonnement et d’amendes.

Marché (libre)

Marché non réglementé français organisé par Euronext, destiné aux entreprises de petite capitalisation boursière ou de faible flottant. Ces sociétés ne sont pas soumises aux mêmes obligations d'information légale que celles de l’Eurolist. Les sociétés candidates à l’inscription sur le Marché libre, en cas d’appel public à l’épargne, doivent présenter un prospectus visé par l’AMF et respecter les obligations d'information permanente. La cotation sur ce marché s’effectue par fixing.

Marché (nouveau / premier / second)

Marché réglementé supprimé depuis le 21 février 2005. Désormais, dans un souci de simplification et de lisibilité de la cote, une liste unique Eurolist d’Euronext regroupe sur Euronext Paris, toutes les entreprises anciennement cotées sur les Premier, Second et Nouveau Marchés.

Marché à terme

Aussi appelés marché de futures. Ils proposent des contrats à terme standardisés afin d'obtenir une liquidité suffisante permettant d'acheter ou de vendre toutes sortes d'actifs : devises, taux d'intérêt, matières premières minérales, agricoles, d'énergie... Les intervenants sur les marchés à terme peuvent ainsi fixer aujourd'hui un prix pour une transaction qui interviendra dans quelques mois. Ils sont alors couverts. D'autres utilisateurs peuvent à l'inverse chercher à un prendre des risques grâce à l'effet de levier que procure le paiement à terme du prix de la transaction. Cependant, l'existence de chambres de compensation permet d'éliminer les risques de contrepartie que supporteraient en leur absence les utilisateurs des marchés à terme.

Marché dérivé

Les marchés dérivés sont des marchés sur les marchés. Ils permettent de gérer les risques associés aux fluctuations de cours, de taux ou de change. En outre, ils permettent de prendre des positions importantes à l'achat ou à la vente avec une mise de fonds limitée. Les marchés à terme et les marchés optionnels sont des marchés dérivés.

Marché financier

L’objectif du marché financier est de permettre l’émission et l’échange d’instruments financiers. Il est nécessairement organisé, mais peut être réglementé (ex : Eurolist) ou non (ex : Alternext, Marché Libre). On distingue le marché primaire qui permet de lever des capitaux, du marché secondaire qui permet d’échanger les valeurs déjà émises.

Market maker

Cf. Teneur de marché

MATIF

Marché réglementé français de produits dérivés spécialisé dans les contrats à terme et options sur les taux d'intérêt et marchandises, le MATIF est désormais exploité par Euronext.Liffe.

MONEP

Marché réglementé français de produits dérivés spécialisé dans les contrats à terme et les options sur actions ou sur indices, le MONEP est désormais exploité par Euronext.Liffe.

MONTE-CARLO

La méthode de simulation de Monte-Carlo permet d'introduire une approche statistique du risque dans une décision financière. Elle consiste à isoler un certain nombre de variables-clés du projet telles que le chiffre d'affaires ou la marge... et à leur affecter une distribution de probabilités. Pour chacun de ces facteurs, on effectue un grand nombre de tirages aléatoires dans les distributions de probabilité déterminées précédemment, afin de déterminer la probabilité d'occurrence de chacun des résultats.

Négociation de blocs

Transaction portant sur une part importante de titres admis à la cotation ou à la négociation sur Euronext et qui peut être réalisée en dehors du carnet d'ordre central sous certaines conditions.

NEXT ECONOMY®, NEXT PRIME®

Segments lancés en janvier 2002 et réunissant des sociétés cotées en continu sur l’ensemble des marchés actions d’Euronext qui choisissent de prendre certains engagements en matière de communication financière, dans le but d’accroître à la fois la transparence de leur information et leur visibilité vis à vis des investisseurs. L’indice NextEconomy est composé de sociétés issues des secteurs des nouvelles technologies, tandis que l‘indice NextPrime regroupe des sociétés des secteurs traditionnels. Au 1er février 2006, les deux segments comptaient 241 sociétés cotées dans les quatre pays d’Euronext, dont 129 dans le segment NextEconomy et 126 dans le secteur NextPrime.

Notation

Cf. Agence de notation

Notation financière

La notation financière ou rating permet de mesurer la qualité de la signature de l'emprunteur par des techniques d'analyse financière et de scoring. Les agences distinguent deux types de notes : la notation traditionnelle qui s'applique aux emprunts à court terme (moins d'un an) ou à long terme émis sur le marché et la notation de référence (en l'absence d'émission) à court terme et à long terme qui mesure le risque de contrepartie que représente l'emprunteur pour un investisseur (note attribuée à une dette de premier rang). La notation financière offre à l'investisseur une information fiable sur le risque de la créance.

Notionnel

On appelle montant notionnel le montant théorique auquel s'applique le différentiel entre taux garanti et taux variable dans les contrats de gestion de risque de taux (FRA, swap...). Le montant notionnel ne s'échange jamais entre acheteur et vendeur des contrats. Egalement contrat de Future sur papier obligataire dont les échéances sont comprises entre 7 et 10 ans regroupés dans le « gisement », (« deliverable bonds »), du contrat de Future.

Obligation

Les obligations assimilables du Trésor sont des titres de dettes émis par l'Etat français. Des lors, elles portent la meilleure signature du marché et constituent la référence pour le taux de l'argent sans risque.

Obligation

Une obligation est un titre de créance négociable représentatif d'une fraction d'un emprunt émis par une entreprise, une entité du secteur public ou l'Etat. En tant que créancier d'une entreprise, le porteur d'une obligation ne court pas le risque industriel de celle-ci puisque sa rémunération est contractuelle. Il sera remboursé avant les actionnaires en cas de faillite de l'entreprise. En contrepartie, il ne bénéficie pas des droits sociaux liés à l'action (droit au bénéfice et droit à la gestion de l'entreprise via le droit de vote).

Obligation à haut rendement

Obligation émise par une société privée ou un organisme d'Etat dont le rendement est largement supérieur aux emprunts d'Etat. Cet écart est appelé prime de risque et a notamment pour objectif de compenser le risque de défaillance de l’émetteur à court ou moyen terme. Ces emprunts sont généralement, au mieux, notés BB par les agences de notation. Aussi appelé High Yield Bond, elle se retrouve souvent dans les opérations de LBO. Elle est l’équivalent des Junk Bonds, dont la pratique était très répandue à la fin des années 80.

Obligation la moins chère à livrer, OLMC

Voir Cheapest To Deliver, CTD Obligation du gisement d’un contrat de Future qui vu ses caractéristiques actuarielles et la courbe des taux s’avère le moins onéreux à livrer pour le vendeur, calculée notamment grâce à l’IRR, (Implied Repo Rate), ou Taux Repo Implicite.

One-on-one

Réunion entre un représentant d’un émetteur (généralement le responsable des Relations investisseurs et / ou un ou plusieurs membres de la Direction générale / financière) et un représentant d’une institution financière (gérant et / ou analyste buy-side). L’émetteur doit respecter, au cours de ces entretiens, l’égalité d’information des investisseurs et ne pas communiquer d’information privilégiée.

OPA (offre publique d'achat)

Opération qui consiste pour une personne morale ou physique (l’ « initiateur ») à offrir publiquement aux détenteurs d’instruments financiers négociés sur un Marché réglementé, d’acquérir, contre le versement d’un prix en numéraire, tout ou partie desdits instruments financiers. L'initiateur dépose un projet d’offre à l'AMF ainsi qu’un projet de note d’information. L'AMF examine les conditions de recevabilité de l'offre avant de déclarer (ou non) l’offre recevable. L’AMF vérifie également la qualité de l'information donnée aux investisseurs avant d’apposer son visa sur la note d’information.

Opération sur Titre (OST)

Opération affectant directement la structure comptable et boursière de l'entreprise. Il s'agit notamment : - augmentation de capital - attribution d'actions gratuites - division du nominal…..

OPE (offre publique d'échange)

Opération qui consiste pour une personne morale ou physique (l’ « initiateur ») à offrir publiquement aux détenteurs d’instruments financiers négociés sur un marché réglementé de les échanger contre des titres émis ou à émettre. Tout comme en matière d’OPA, les conditions de l’offre et la qualité de l’information font l’objet d’un contrôle de l’AMF.

Opinion

Jugement émis par un analyste financier portant sur les fondamentaux présents et futurs de l’émetteur. Elle est complétée par la recommandation d’investissement qui est de nature boursière. Cf. Analyse fondamentale

OPR (offre publique de retrait)

Opération qui a pour but de retirer un émetteur de la cote via l'acquisition des titres des actionnaires minoritaires par l' actionnaire majoritaire. Une OPR pourra être lancée lorsque le ou les actionnaires majoritaires détiennent plus de 95 % des droits de vote de l’émetteur, lorsque les statuts de l’émetteur sont modifiés (par exemple une société anonyme qui se transforme en société en commandite par actions), ou encore en cas de cession des principaux actifs de l’émetteur. Les actionnaires majoritaires peuvent être contraints de lancer une OPR sur décision de l’AMF prise à la demande des actionnaires minoritaires.

Option

Produit dérivé qui donne le droit et non l'obligation à son détenteur, soit d'acheter (option d’achat appelée aussi « call »), soit de vendre (option de vente appelée aussi «put») une quantité donnée d'un actif financier (action, obligation, indice boursier, matière première, devise, autre produit dérivé, etc.), appelé actif sous-jacent à un prix précisé à l'avance (prix d'exercice), et à une échéance convenue, c'est-à-dire à une date d'échéance donnée (option européenne) ou avant une date donnée (option américaine) ou encore à une série de dates données ("mid-Atlantic" ou "Bermuda"). Cf. instruments financiers

Option américaine

Les options américaines peuvent être exercées à tout moment, pendant une période donnée.

Option de Souscription d’Actions

(Ou Stock option) Mode d’intéressement des salariés et des dirigeants d’une société consistant à offrir une option d’achat ou de souscription portant sur les titres de la société dans un nombre limité et pour un prix déterminé, les bénéficiaires disposant d’un certain délai pour lever l’option. Des obligations d’information portant sur les stock-options s‘imposent aux sociétés cotées, que ce soit dans le rapport de gestion ou dans le document de référence.

Option de vente

L'option de vente s'analyse comme une promesse d'achat (un engagement d'acheter), accordée par le vendeur de l'option de vente à l'acheteur de l'option. Ce dernier peut ne pas exercer son option, mais s'il le décide, le vendeur est tenu de lui acheter le sous-jacent.

Option européenne

Option ne pouvant être exercée par son acheteur qu'à la date d'échéance du contrat.

Option sur taux d'intérêt

Les options sur taux d'intérêt sont des outils courants pour la gestion du risque de taux, car elles permettent de s'assurer d'un taux futur sans se priver des effets d'une évolution positive pour l'entreprise de ces derniers. Il existe par exemple des options cap, floor et collar, qui permettent de fixer un taux limite, des swaptions, qui sont des options sur des swaps, des options de taux à barrières...

Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM)

On appelle organisme de placement collectif en valeur mobilière les sociétés ou fonds, principalement SICAV et FCP, dont l'activité consiste à gérer un portefeuille de titres financiers. Pour pouvoir exercer, ses sociétés doivent recevoir l'agrément de l'AMF.

Panier d’Obligations

Voir Gisement

Pension livrée

Appelée aussi réméré sur obligation, la pension livrée est un contrat par lequel un investisseur institutionnel ou une entreprise peut échanger, pour une durée déterminée, ses liquidités contre des titres financiers (réméré acheteur)

PER (Price Earning Ratio)

(Ou CCR (Coefficient de capitalisation des résultats)) Rapport entre le cours de bourse et le BNPA.

Point de base

Un point de base, expression venue directement de l'anglais basis point, abrégé en bp au singulier et bps au pluriel, désigne 0,01% de taux d'intérêt. Par exemple, la différence entre 5,01% et 5,00% est d'un point de base.

Présentation de résultats

Moment de communication portant sur les résultats annuels et semestriels, ainsi que les informations trimestrielles. Elle donne lieu obligatoirement à la publication d’un communiqué et elle est généralement suivie par une réunion d’analystes ou par une conférence téléphonique.

Prime d'une option

La prime d'une option correspond au prix auquel une option s'achète ou se vend.

Prime d’émission

Différence facultative entre la valeur nominale d’un titre et son prix d’émission. Dans le cas d’une augmentation de capital, cette prime est généralement destinée à égaliser les droits des actionnaires anciens et nouveaux, elle représente la contrepartie des avantages consentis aux nouveaux actionnaires qui acquièrent des droits dans l’actif social sous forme de réserves et de plus-values.

Prime de remboursement

Différence entre la valeur nominale d’une obligation émise au pair (ou son prix d’émission) et sa valeur de remboursement. Elle est prévue à l’émission et fait partie intégrante de la rémunération de l’obligataire.

Principes comptables

Les principes comptables sont internationaux et ont été repris dans le cadre conceptuel défini dans les normes IAS, ils précisent dans quel esprit les comptes doivent être établis. Ce sont les principes de continuité de l'exploitation, de spécialisation des exercices, de nominalisme, de prudence, de permanence des méthodes, d'importance relative, de non-compensation, de bonne information et d'intangibilité du bilan d'ouverture.

Prix d'exercice d'une option

"Le prix d'exercice d'une option correspond au prix auquel peut être acheté ou vendu l'actif sous-jacent. On l'appelle également strike ".

Produit dérivé

Contrat entre un acheteur et un vendeur dont la valeur est "dérivée" des flux financiers futurs d’un actif sous-jacent, tel que des actions, obligations, instruments monétaires, indices ou matières premières. L’engagement pris par les parties peut être ferme ou optionnel. Parmi les contrats fermes, on distingue les contrats futurs, les swaps et les dérivés de crédit. Parmi les contrats optionnels on distingue les options et les warrants.

Prospectus

Document d’information relatif à une opération financière, composé d’un document de référence, d’une note d’ opération et d’un résumé comportant les informations relatives au patrimoine, à l’activité, à la situation financière, aux résultats et aux perspectives de l’émetteur ainsi qu’une description des caractéristiques des titres offerts. Le prospectus soumis au visa de l’AMF doit être établi par tout émetteur privé ou public, français ou étranger, qui demande l’admission d’instruments financiers aux négociations sur un marché réglementé ou plus généralement qui réalise une opération d’appel public à l’épargne (sauf dérogations prévues par le Règlement général de l’AMF).

Quorum

Cf. Assemblée Générale

Quotité

Nombre d'unités de l'actif sous-jacent sur lequel porte le contrat, ou taille du contrat. Celle-ci est variable en fonction des titres support objet du contrat.

Rachat d'actions

Opération par laquelle un émetteur achète ses propres actions. L’intervention d’un émetteur sur ses propres actions est strictement encadrée par la réglementation. En particulier, il est tenu de respecter certaines obligations d’information issues de la directive Abus de marché et précisées dans le Règlement général de l’AMF. Conformément à la réglementation communautaire qui encadre la pratique du rachat d’actions, les actions rachetées peuvent être : • annulées afin de réduire le capital social ; • affectées à la couverture de stock options ou à toute autre attribution d’actions aux salariés ; • affectées à la couverture de titres de créance convertibles ou échangeables en actions de l’émetteur. En outre, deux objectifs supplémentaires constituent des pratiques de marché admises par l’AMF : • le rachat d’actions utilisé comme moyen de paiement dans des opérations de croissance externe ; • le rachat d’actions effectué par un PSI indépendant au titre d’un contrat de liquidité. Les actions détenues par l’émetteur sont privées du droit de vote. Elles peuvent être rachetées au fil de l’eau par l’émetteur sur le marché ou hors marché en application d’un programme de rachat voté par l’Assemblée Générale. L’émetteur peut également choisir de lancer une offre publique de rachat sur ses propres titres.

Rapport annuel

Support de communication établi par la plupart des sociétés cotées et diffusé à l’occasion de leur Assemblée Générale. Toutefois, cette publication ne constitue pas une obligation légale et son contenu n’est pas réglementé. Conçu comme un document de présentation de l’émetteur, il comprend habituellement des informations générales sur le groupe, une analyse de son activité et une partie consacrée aux comptes annuels et consolidés dans laquelle sont intégrés les éléments du rapport de gestion. Mais son contenu peut varier en fonction des publics auxquels il est destiné et de son utilisation prévue. Les émetteurs peuvent établir un rapport annuel élargi qui leur sert également de document de référence.

Rapport de gestion

Document d’information obligatoire par lequel les dirigeants ou les organes chargés de la direction de la société rendent compte à l’organe délibérant de leur gestion au cours de l’exercice écoulé, et communiquent toutes informations significatives sur l’émetteur et sur ses perspectives d’évolution. Il est établi par les mêmes organes que ceux qui arrêtent les comptes annuels. Ce rapport à vocation à accompagner les comptes annuels et son contenu est défini par le Code de commerce. Il doit être mis à la disposition des commissaires aux comptes au moins un mois avant la convocation de l’Assemblée Générale, et aux actionnaires 15 jours avant l’Assemblée Générale. Le rapport de gestion annuel n’a pas à être publié au BALO, contrairement au rapport semestriel.

Ratio Cooke

Le ratio Cooke ou ratio de solvabilité bancaire, fixe une limite à l'encours pondéré des prêts accordés par un établissement financier en fonction de ses capitaux propres. Le niveau d'engagement des banques est ainsi limité par leur propre solidité financière. Il est moins fin que le ratio McDonough qui lui a succédé car il ne prend pas en compte le risque plus ou moins élevé des différents prêts accordés.

Ratio de Sharpe

Le ratio de Sharpe est le quotient de l'excès de rentabilité par rapport au taux sans risque divisé par le risque (mesuré par l'écart type des rentabilités). Il est utilisé pour comparer la performance des portefeuilles.

Règlement général de l’AMF

Acte normatif de portée générale édicté par l’AMF et publié au journal officiel de la république française après homologation par arrêté du ministre chargé de l’économie. Le Règlement général de l’AMF fixe : • les règles de fonctionnement de l’AMF (Livre Ier) ; • les règles applicables aux émetteurs et à l’information financière (Livre II) ; • les règles applicables aux prestataires (prestataires de service d’investissement, teneurs de compte conservateurs, compensateurs, etc.) (Livre III) ; • Les règles relatives aux produits d’épargne collective (Livre IV) ; • Les règles relatives aux infrastructures de marché (Livre V) ; • Les règles réprimant les abus de marché (Livre VI).

Règlement Prospectus

Règlement communautaire n° 809/2004 en date du 29 avril 2004 pris en application de la Directive Prospectus. Le Règlement Prospectus fixe, en particulier, la structure et les informations à inclure dans le Prospectus, ainsi que ses modalités de mise à disposition du public en cas d’appel public à l’épargne.

Règlement-Livraison

Le règlement-livraison consiste à matérialiser dans les comptes des deux parties chez leurs dépositaires respectifs le transfert de propriété issu de la transaction négociée. Au terme du processus de négociation, et après l'éventuelle étape de compensation, d'une transaction sur titres (achat-vente, mais aussi prêt-emprunt, pension livrée, dépôt de garantie, …), les parties conviennent d'un échange dont tous les termes sont définitivement connus. Ces informations constituent les critères d'appariement du règlement-livraison qui va avoir lieu.

Résultat

En normes IFRS, la présentation en compte de résultat des rubriques « résultat opérationnel » et « résultat des activités ordinaires » est optionnelle et non obligatoire. En revanche, doivent être présentés dans le compte de résultat : • le résultat net de l’exercice ; • la part des intérêts minoritaires dans le résultat net ; • la part du groupe dans le résultat net. La rubrique « éléments extraordinaires » est interdite dans l’ensemble des états financiers IFRS. Parallèlement à cette normalisation comptable, il existe un grand nombre d’indicateurs de résultat communiqués par les entreprises.

Risque d'un portefeuille

Tant qu'un portefeuille est composé de titres dont les rentabilités ne varient pas toutes de façon exactement parallèle, son risque est inférieur à la moyenne des risques de ces titres. Autrement dit, la théorie du portefeuille démontre qu'en prenant un échantillon de titres, pour une rentabilité donnée, on peut réduire le niveau de risque.

Risque de change

Il traduit le fait qu'une baisse des cours de change peut entraîner une perte de valeur d'avoirs libellés en devises étrangères. De même, la hausse des taux de change peut entraîner une hausse de valeur en monnaie nationale d'engagements libellés en devises étrangères.

Risque de marché

Pour un titre, c'est le risque corrélé au marché. Il est dû à l'évolution de l'ensemble de l'économie, de la fiscalité, des taux d'intérêt, de l'inflation... Il affecte plus ou moins tous les titres financiers. On l'appelle également risque systématique.

Série d’Options

Toutes les options d'une même classe, de même sens (option d'achat ou de vente) portant sur une même quantité du produit sous-jacent, ayant un même prix d'exercice et une même date d'échéance.

SCHATZ

Schatz, mot allemand qui signifie "trésor", est le diminutif et le surnom utilisé sur les marchés financiers d'un emprunt d'état, d'une durée originale de deux ans émis par l'Allemagne sous la forme d'un titre de créance négociable, le Bundesschatzanweisung, parfois abrégé en BSA. Les Schätze, dont il y a quatre émissions par an, sont adjugés en mars, juin, septembre et décembre, et atteignent des encours généralement compris entre 12 et 17 milliards d'euros. Ils sont structurellement l'obligation la moins chère à livrer du future sur emprunts d'état court allemand d'Eurex, dit contrat Schatz et dont il se traite en moyenne plus de 500.000 contrats par jour, soit donc plus de 50 milliards d'euros de nominal.

Sensibilité

La sensibilité d'une obligation mesure la variation de sa valeur en pourcentage induite par une variation donnée du taux d'intérêt. Mathématiquement, elle est égale à la valeur absolue de la dérivée de la valeur de l'obligation par rapport au taux d'intérêt, divisée par la valeur de l'obligation.

SICAV

Les SICAV sont des sociétés anonymes dont le capital est variable. Elles émettent ou rachètent leurs actions à la demande des investisseurs à un prix de vente et de rachat qu'elles sont tenues de publier quotidiennement et qui correspond à la valeur de leurs actifs. Les SICAV monétaires de capitalisation offrent à leur actionnaire une rentabilité par appréciation quotidienne de la valeur liquidative proche de celle du marché monétaire. Selon l'objectif affiché par la SICAV, la progression de la valeur liquidative est plus ou moins régulière, une progression très régulière ne pouvant être obtenue qu'au détriment de la rentabilité. Il existe également des SICAV obligataires et des SICAV actions qui offrent au trésorier d'entreprise la possibilité d'acheter indirectement des obligations ou des actions sans avoir à suivre quotidiennement la gestion de ses lignes.

Smile (de volatilité)

On constate que la volatilité implicite aux options fortement hors de la monnaie ou largement dans la monnaie est plus élevée que la volatilité implicite recalculée à partir des options à la monnaie. On appelle ce phénomène smile de volatilité (graphe de la volatilité en fonction du prix d’exercice en forme de sourire).

SPAN® (Standard Portfolio Analysis of Risk)

As developed by the Chicago Mercantile Exchange, the industry standard for calculating performance bond requirements (margins) on the basis of overall portfolio risk. SPAN calculates risk for all enterprise levels on derivative and non-derivative instruments at numerous exchanges and clearing organizations worldwide.

Spread

La marge actuarielle ou le spread d'une obligation (ou d'un emprunt) est l'écart entre le taux de rentabilité actuariel de l'obligation et celui d'un emprunt sans risque de durée identique. Le spread est naturellement d'autant plus faible que la solvabilité de l'émetteur est perçue comme bonne.

SRD (Service à Règlement Différé)

Service permettant d’acheter ou de vendre des actions à crédit moyennant des frais supplémentaires. Ainsi, l'investisseur ne règle son achat et n'est livré des actions achetées qu'en fin de mois. S'il passe un ordre de vente avec le SRD, l'investisseur ne livre les titres et n'est payé que le dernier jour de bourse du mois. Sont éligibles au SRD, les valeurs disposant d'une capitalisation boursière minimum d'un milliard d'euros et pour lesquelles le volume moyen des échanges quotidiens est supérieur à un million d'euros.

Suspens

Achat ou vente de titres qui ont été effectués et n'ont pas encore été dépouillés, de sorte que les investisseurs n'ont pas encore été débités ou crédités de leurs espèces ou de leurs titres. Les suspens sont enregistrés lorsque les services administratifs des sociétés de bourse ou des banques connaissent des retards dans leur travail de dépouillement et de traitement des ordres de bourse.

Swap

Dans sa définition la plus large, le swap est un échange entre deux entités pendant une certaine période de temps. Les deux intervenants doivent, bien entendu, trouver chacun un avantage à cet échange qui peut porter soit sur des actifs financiers, soit sur des flux financiers. Le mot swap désigne dans le langage courant un échange de flux financiers (calculés à partir d'un montant théorique de référence appelé notionnel) entre deux entités pendant une certaine période de temps. Contrairement aux échanges d'actifs financiers, les échanges de flux financiers sont des instruments de gré à gré sans incidence sur le bilan, qui permettent de modifier des conditions de taux ou de devises (ou des deux simultanément), d'actifs et de passifs actuels ou futurs.

Swift

Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication. Société gérant un réseau international de transmission des messages financiers entre les banques adhérentes. SWIFT met à disposition des banques et établissements financiers un réseau exclusif, et fournit également des messages standardisés pour les paiements, transferts, opérations de change. Environ 3000 banques sont membres de SWIFT.

T-NOTES

Les T-Notes, abréviation de Treasury Notes, sont les emprunts d'état à moyen terme émis par le Trésor des états-Unis, l'un des deux premiers émetteurs de la planète. Sont actuellement (2005) émis des Notes à 2, 5 et 10 ans, qui toutes servent de sous-jacent à des futures très actifs. En particulier, les futures sur Notes à 10 ans du Chicago Board of Trade (CBOT) sont le marché directeur des taux d'intérêt américains.

Taux actuariel

Par convention, un taux actuariel est un taux d'un placement ou d'un investissement d'une durée d'un an et pour lequel les intérêts sont recus ou payes au bout d'un an. Ainsi un taux actuariel de 10% transforme une somme de 100 en une somme de 110 au bout de 365 jours. Comme il existe une multitude de taux et de modalités de payer les intérêts, il est difficile de les comparer directement entre eux : un taux de 6,1% par an avec intérêts payables a terme échu est-il meilleur ou moins bon qu'un taux de 6% par an avec intérêts payables tous les trimestres ? (En fait le moins cher est le premier). Aussi les tranforme-t-on sur une base commune, le taux actuariel, pour pouvoir les rendre directement comparables. Le taux actuariel dans le premier cas est de 6% et de 6,14% dans le second cas.

Taux de l'argent sans risque

Le taux de l'argent sans risque correspond au taux d'intérêt d'un placement sûr. Il se caractérise par une rentabilité certaine. On prend généralement comme référence le taux des emprunts d'Etat (OAT).

Teneur de marché

(Ou Market maker) Intervenant de marché doté d’un accès direct à la négociation des ordres et qui traite pour son compte propre. Il affiche en permanence des fourchettes indicatives de prix achat / vente, pour une quantité minimale de titres sur les valeurs qu'il a sélectionné. Ainsi, par exemple, des teneurs de marché interviennent sur Alternext conformément aux règles de marchés afin de favoriser la liquidité des valeurs négociées sur ce marché.

Thêta d'une option

Le thêta d'une option est égal à l'opposé de la dérivée de la valeur théorique par rapport au temps. Il mesure l'impact du temps sur la valeur d'une option.

Tracker

(Ou Fond indiciel coté / EFT pour Exchange Traded Fund) Fonds commun constitué de valeurs composant un indice (CAC 40, SBF 120…). Il est négociable en bourse et donne lieu au versement d'un dividende calculé sur la base de celui des valeurs qui composent l'indice.

Trader

Opérateur qui réalise des opérations d’achat/vente sur le marché (trading) face à d’autres intermédiaires de marché, pour compte propre de son entreprise ou pour compte de clients. Dans le dernier cas, les ordres lui sont transmis par les vendeurs en charge des clients avec lesquels le trader n’a pas de contact direct. La qualité de l’intervention d’un trader se mesure notamment au niveau de prix d’achat ou de vente qu’il obtient sur le marché pour les ordres qui lui sont confiés, ainsi qu’à sa capacité à trouver le plus rapidement possible la contrepartie pour le volume de ces mêmes ordres, quelle que soit la taille du marché correspondant (recherche de liquidité).

Valeur intrinsèque

On appelle valeur intrinsèque d'une option, la différence entre le cours de l'actif sous-jacent et le prix d'exercice de l'option d'achat. Pour une option de vente, c'est l'opposé. Par définition, la valeur intrinsèque n'est jamais négative.

Valeur liquidative

Une valeur liquidative est une valeur que l'on obtient en liquidant rapidement les actifs de l'entreprise. En général c'est une valeur basse car la vitesse de réalisation de la vente des actifs prévaut sur la maximisation du prix de vente. Elle sert souvent pour estimer la valeur de l'actif économique d'une entreprise au bord du dépôt de bilan. La valeur des capitaux propres d'une telle entreprise dans une optique valeur liquidative est le plus souvent négative compte tenu des dettes. On parle aussi de valeur liquidative pour une sicav. C'est alors la valeur de ses actifs estimés sur la base du dernier cours connu de ceux-ci. C'est sur la base de cette valeur que sont effectués les ventes et les achats d'actions ou de part de la sicav. Elle est publiée tous les jours ouvrés.

Valeur mobilière

Titre émis par des personnes morales, publiques ou privées, transmissible par inscription en compte ou tradition, qui confère des droits identiques par catégories et donne accès, directement ou indirectement, à une quotité du capital de la personne morale émettrice ou à un droit de créance générale sur son patrimoine. Sont également des valeurs mobilières, les parts de fonds communs de placement et de fonds communs de créance.

Valeur temps

On appelle valeur temps d'une option l'anticipation d'une augmentation de la valeur intrinsèque. La valeur temps décroît avec le passage du temps, puisque la probabilité que le cours de l'actif sous-jacent dépasse le prix d'exercice devient de plus en plus faible au fur et à mesure que l'on se rapproche de cette date.

Valorisation d’un contrat d’option

Elle s'obtient en multipliant le cours coté de la prime par la quotité de négociation

Value at risk

La value at risk (VAR) représente la perte potentielle maximale d'un investisseur sur la valeur d'un actif ou d'un portefeuille d'actifs financiers compte tenu d'un horizon de détention et d'un intervalle de confiance. Elle se calcule à partir d'un échantillon de données historiques ou se déduit des lois statistiques habituelles.

Variance

La variance est un outil statistique qui permet de mesurer la dispersion d'une variable par rapport à sa moyenne. Elle est égale à la somme des carrés des écarts à la moyenne pondérée par leur probabilité d'occurrence. Appliquée à la rentabilité financière, elle mesure le risque d'un titre financier.

Véga d'une option

On peut définir le véga d'une option comme la dérivée de sa valeur théorique par rapport à la volatilité explicite. Toutes choses étant égales par ailleurs, le véga est d'autant plus important que l'option est proche de la monnaie (valeur temps maximale).

Volatilité

La volatilité de la valeur (ou du taux de rentabilité) d'un titre financier caractérise l'amplitude des variations de la valeur (ou de la rentabilité) de ce titre. Cette volatilité se traduit mathématiquement par une variance ou un écart-type. Dans une économie de marché, elle mesure en fait le risque de ce titre : plus un titre financier est risqué, plus son cours est volatil, et réciproquement.

Warrant

Option émise par un établissement de crédit qui permet d'acheter (call warrant) ou de vendre (put warrant) une valeur (action, obligation, indice…) à un prix et à une échéance donnés. La principale différence avec les bons de souscription et les options tient à la nature de l’émetteur, qui dans le cas d’un warrant, est spécifiquement un établissement de crédit.

Yield To Maturity, (YTM)

Voir taux actuariel

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